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L’onde d'éternité

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     L’onde d'éternité   Tu es là couché, tel un pantin désarticulé, Dans sa grande boite capitonnée Qu’on va bientôt refermer De son couvercle doré. La mort abominable t’a fauché Et ainsi transformé, En ce corps étranger Aux traits complètement figés. Je te regarde pourtant, Avec les yeux d'une maman Qui ne voit là que son enfant Qu’elle aime tendrement. Je ne vois pas la mort Mais un garçon aux cheveux d’or Qui, les poings serrés, dort En attendant qu’on l’emmène vers le port. C’est le cœur déchiré Que je vais t’accompagner, Car je compte bien, du quai, te regarder voguer Sur l’onde d’éternité. Marie Morel

J’écris

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         J’écris J’écris, à l’ombre de ton âme, Les mots qui me viennent par vagues, Sortis des abysses de mes entrailles Pour s’étendre sur ma page. J’écris, à la lumière de tes yeux, Les mots que nous aurions dû nous dire Mais qui n’ont pas dépassé nos lèvres, Restés secrets au nom d’une pudeur partagée. J’écris, sous l’égide de ta main, L’hymne à ta vie volée Qui s’égrène sous ma plume En lettres de tristesse. J’écris encore sous le ciel qui te porte, Au gré de l’encre qui se répand, Des poèmes pour te dire en vers étoilés : Je t'aime pour l'éternité. Marie Morel

Ta dernière demeure

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Ta dernière demeure Le dos courbé,                                                                                     La tête baissée,                                                                          ...

Mes larmes

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  Mes larmes          Je suis des yeux, pétrifiée,              Ton âme volant vers le ciel                                                          Qui vient de lui ouvrir ses bras.                                              À mes pieds, sur le sol mouillé,                          ...

Illumination

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        Illumination J'ai illuminé notre jardin Pour que tu puisses le voir du ciel. Si tu te penches un peu, Tu verras... Que la maison brille aussi de mille feux. Dans le salon, j'ai dressé le sapin Que j'ai orné d'or et de lumières. Si tu t'approches un peu, Tu verras... Que sur l'étoile c'est ton regard qui scintille. Au fond de mon cœur, j'ai enfoui mon chagrin, Que tu ne puisses le voir du ciel. Si tu prêtes l'oreille, un instant, Tu sauras... Qu'il bat au rythme des souvenirs de tes rires. J'ai illuminé ma vie d'aujourd'hui Pour que tu puisses la voir du ciel, Si tu te penches un peu, Tu verras... Que rien n'éclaire plus fort que l'amour d'une mère. Marie Morel

Vole papillon !

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Photo de couverture de mon recueil "Vole papillon" Vole papillon ! Ne t’attarde pas dans mon jardin ! Va donc vers d’autres matins Où la rosée ne perle pas de mon chagrin ! Ne te noie pas dans son ravin, Tu n’y es pour rien ! Ce n’est pas ta faute mais celle du divin. Va vivre ton destin, T’enivrer d’autres parfums, Je ne t’en aimerai pas moins ! Vole papillon ! Dans le creux de mes mains, Je garde ton écrin, Précieux souvenir de ta métamorphose en mon sein. Et lorsqu’ici j’atteindrai le bout du chemin, Je te rejoindrai là-bas dans le lointain Et ensemble nous prendrons un envol sans fin. Marie Morel

Il y a des jours...

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       Il y a des jours  Il y a des matins comme ça Où l’absence fait bien plus mal, Comme une brûlure qui se réveille Qu’on croyait à moitié endormie. Il y a des souvenirs qui remontent, Qui lacèrent le cœur, Images de bonheur perdu Qu’on croyait profondément enfouies. Il y a cette voix de l’être aimé Qui résonne dans le silence, Écho lointain de douces paroles Qu’on croyait déjà oubliées. Il y a des jours comme ça Où le manque fait bien plus mal, Terrible tourbillon intérieur Qu’on croyait avoir dompté, Qui ne laisse jamais en paix. Marie Morel