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Douleur indicible

Mon manque de toi

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Mon manque de toi Que de chemins parcourus, de montagnes gravies ! Je me revois encore, le jour de ton départ, Désespérée, le cœur en mille morceaux. Je ne voulais plus croire à la vie, Puisque mes espoirs, de toutes parts, S'éparpillaient en lambeaux. Mais j'ai fait de mon manque de toi Mon chemin de bataille, Ma force pour te survivre ici-bas. Que de courage j'ai dû me remplir ! Tu as dû assister à mes combats Pour résister, pour ne pas me noyer. Combien de fois ai-je sombré, avant de rejaillir Des torrents qui bouillonnaient sous mes pas ? Des vagues déferlantes prêtes à m'emporter. Mais j'ai fait de mon manque de toi Mon chemin de bataille, Ma force pour te survivre ici-bas. Que d'amour dans les années passées ! Pour ceux qui restaient, à qui j'ai donné sans compter. Ceux qui sont arrivés, que j'ai accueillis sans distinction. Pour toutes les opportunités Que j'ai accepté d'explorer, car il me fallait avancer Malgré ma peine et mon mal ...

Vivre fait mal

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Vivre fait mal Quand le cœur saigne Et qu'on n'en connait pas la cause, Il y a de l'espoir. Mais quand on sait pourquoi Et que c'est irréversible, Alors c'est le trou noir. Vivre fait mal… et j'ai mal ! Oui ! Vivre après toi fait mal… Et moi j'ai mal… si fort ! Il n'y a pas, près de moi, De branches auxquelles m'accrocher. Je me noie, seule. Et même si une main m'était tendue, Mes rêves anéantis m'empêcheraient de l'atteindre. Mes seules armes sont… mes larmes. Vivre fait mal… et j'ai mal ! Oui ! Vivre après toi fait mal… Et moi j'ai mal… si fort ! On pleure quand on naît, Quand on a peur, Quand on nous blesse, Quand on meurt. On pleure pour un rien, on pleure pour tout. On pleure parce que vivre, ça fait mal. Vivre fait mal… et j'ai mal ! Oui ! Vivre après toi fait mal… Et moi j'ai mal… si fort ! On pleure pour un rien, on pleure pour tout. On pleure parce que vivre, ça fait mal. Vivre fait mal… Et moi j'ai m...

Mon miroir

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  Mon miroir De très loin, tu captes mes pensées, Quelles que soient leurs couleurs. Que je marche ou que je me repose, Tu le sais. Avant qu'un mot ne franchisse mes lèvres, Déjà tu l'entends ! Tu es mon miroir, je suis ton reflet. Des âmes jumelles dans leur essence pure, En osmose parfaite, rayonnante et sublimée. Tous tes chemins me sont familiers. Je te devance, te poursuis, t'enserre. Telle une flamme, je t'éclaire en douceur, Sans jamais brûler. Je ne te vois pas avec les yeux, Mais avec le cœur. Je suis ton miroir, tu es mon reflet. Des âmes jumelles dans leur essence pure, En osmose parfaite, rayonnante et sublimée. Loin de notre clarté, nous ne pouvons aller. Loin de nos souffles, nous ne pouvons respirer. Alors nous restons là, en admiration, Sur une divine complicité, Sur une osmose parfaite et rayonnante Entre nos âmes connectées, sublimées. Nous sommes à la fois miroir et reflet. Des âmes jumelles dans leur essence pure, En osmose parfaite, rayonnante ...

La maman d'un ange

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  La maman d'un ange Il n'existe pas de mot pour moi Pour définir ce que je suis sans toi. Quand on perd son conjoint on devient veuf ou veuve. Lorsqu'on perd ses parents on se dit orphelin. Mais quel mot pour nommer les parents Qui perdent un enfant ? Personne n'a pu en trouver un. Pourquoi ? Parce qu'il n'y en a pas ! Aucun mot ne peut dire l'improbable. Aucun dictionnaire ne peut expliquer l'inacceptable. Je suis pourtant en manque d'une partie de moi. En manque de toi mon enfant. Je suis pourtant en manque d'une partie de moi. En manque de toi mon fils. Alors je me suis inventé une identité, Qui résonnera désormais Entre toi là-haut et moi ici-bas. Mam'ange !... Je suis une mam'ange. La maman d'un ange Ta maman mon ange. Je suis une mam'ange. La maman d'un ange Ta maman mon ange. Daisy Marie Morel

Le temps des adieux

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Le temps des adieux Une musique céleste emplit les voûtes de l'église Et je sens mon cœur qui doucement s'enlise Dans les sables mouvants de la détresse, Les profondeurs insondables de la tristesse. C'est le temps des adieux à mon enfant délicieux Qui ce matin a été élu par les Dieux Pour rejoindre les anges du ciel Dans leur danse éternelle. Des regards embués se posent sur le cercueil, Puis sur moi, m'enfermant dans un deuil Que je ne sais pas porter, Que je ne pourrai jamais apprivoiser. C'est le temps des adieux à mon enfant délicieux Qui ce matin a été élu par les Dieux Pour rejoindre les anges du ciel Dans leur danse éternelle. Mes adieux signifieraient accepter l'imparfait De ce monde que je ne comprendrai jamais. Alors je murmure un timide au revoir pour ignorer le noir Et garder ainsi l'espoir, un jour, de le revoir. C'est le temps des adieux à mon enfant délicieux Qui ce matin a été élu par les Dieux Pour rejoindre les anges du ciel Dans ...

Vivre après toi

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  Vivre après toi Chaque jour qui passe est un combat. Le plus petit geste une épreuve Et la moindre inspiration une suffocation. Te survivre est souffrance à chaque pas. Un tourment qui ne connaît pas de fin, Une chute vertigineuse dans le néant. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi … La vie bascule et bouscule sans cesse. Elle ne laisse ni trêve ni repos. Elle broie le cœur, arrache les entrailles. Et tenter de retrouver une once d'apaisement, C'est comme espérer gravir une montagne, Alors que sous nos pieds, le sol se dérobe déjà. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi … L'ombre masque la lumière. Elle s'étend langoureusement, inlassablement, Bafouant nos moindres espoirs de sortir du noir. Seuls nos larmes et nos cris témoignent, Rappellent que nous survivons malgré nous Dans ce nouveau monde sans toi. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi ... Seuls nos lar...

Je pleure sur ce qui n’est plus

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Je pleure sur ce qui n’est plus La douce lumière dans ses yeux S’est éteinte comme rêves inachevés, Me laissant à genoux prier Dieu : Par pitié, qu’il soit ressuscité ! Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Sa voix s’en est allée tel l’écho qui se meurt, Emportée vers des profondeurs D’où s’est lesté mon cœur Et où se noient les souvenirs bonheur. Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Terrée dans ma souffrance, Je ne puis atteindre les mains tendues. Seule ma mort sera délivrance, Lorsqu’elle me rapprochera de l’enfant perdu. Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Je pleure encore sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Daisy Marie Morel