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Douce rêverie

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Douce rêverie Je me suis un peu perdu ce matin, dans de douces rêveries. Image d'un autre temps où dans ma main se cachait encore la tienne. J'ai couru avec toi des chemins, sillonné des sentiers fleuris. Cheveux au vent et cœur chantant, jetant derrière moi les cailloux de mes peines. Je me suis un peu perdue ce matin dans de douces rêveries. J'ai bu chacun de tes mots enfantins, redressé tendrement tes mèches rebelles. Admiré ta démarche sûre et fière et ri de tes boutades de bambin Comme j'ai aimé cet instant sans chagrin, heure floue, légère et belle Sans regret de ce qu'a été hier, sans peur de ce que pourrait être demain Je me suis un peu perdue ce matin dans de douces rêveries Mais les petits bonheurs ne sont pas sans fin. Je suis tout à coup revenue à la réalité, celle à laquelle tu ne fais plus partie. Et où te survivre douleur infinie. J'ai replongé dans mon triste quotidien où je traîne le poids de ton absence insensée. Qui a fait de moi une ...

Ne dites rien

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Ne dites rien Ne nous dites pas de ne pas pleurer, Que ça ne sert à rien, que ça ne le fera pas revenir. Ne dites rien car vous ne savez pas. Laissez-nous verser les larmes qui nous noient de l'intérieur, Hurler l'absence insupportable de notre enfant. Crier l'injustice d'une mort insensée. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non, vous ne savez pas. Ne nous dites pas d'arrêter d'en parler, D'essayer de ne plus y penser. Ne dites rien car vous ne comprenez pas. Ne nous enlevez pas le droit de raconter l'être chéri, De dire ses rires, ses jeux, ses exploits, De le garder vivant dans notre cœur. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non, vous ne savez pas. Ne nous dites pas que c'est la vie. Que nous devons faire avec. Ne dites rien car vous ne le vivez pas. Donnez-nous le temps de faire face à l'inacceptable, Sans nous presser, sans nous juger. Car le chemin du deuil d'enfant n'a pas de fin. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non,...

Tout est là mon ange

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Tout est là mon ange Tant d'années qui n'ont rien effacé, Les souvenirs sont là intacts. La lune arrogante alors qu'on me disait ta mort, La douleur qui m'avait alors étreinte, Mes cris qui résonnent encore dans le silence de mes nuits. Mon effroi devant des lendemains sans toi. Tout est là mon ange. Mes blessures trop profondes ne cicatrisent pas. Elles restent béantes même si j'avance. Elle saigne quand je ris, quand je danse. Elle me tiraille sans cesse à chacun de mes pas. Tout est là, mon ange Du temps passé qui n'a rien entaché, L'amour et là, intact, Celui qui porte une mère et son enfant. Mon cœur ne t'oublie pas, il te berce toujours. Je vois ton sourire, j'entends ta voix, Je sens ton parfum, j'effleure ta peau. Tout est là mon ange, Il y a des choses que la mort ne vole pas. L'absence transcende la mémoire qui devient tiroir. Le mien contient nos vies, mes peines, mes espoirs. Notre histoire mon fils, mon histoire avec toi. ...

Raconte-moi le ciel

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Raconte-moi le ciel Lorsque je crie mon manque de toi, Elle me dit que tu es en voyage Là-bas au delà des nuages. Que je ne dois pas m'en faire pour toi, Que le ciel te tient dans ses bras. Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Lorsque je pleure sur le vide de ton absence, Elle m'assure que tu es là, Que tu te blottis tout contre moi, Même si je n"ai pas conscience de ta présence, Que c’est sûr, le ciel t’entoure de ses bras, Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Lorsque je doute du bien-être de ton âme Elle met en image, pour moi, La beauté d'un univers rempli de joie Pour soulager mon mal à l'âme Et m'assure que le ciel nous entoure de ses bras. Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Elle me rac...

Alors je crie

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      Alors je crie Lorsque tombe la nuit, Quand s’estompe le bruit, Ton absence devient pesante, Insupportable et oppressante. Se réveille alors en moi, Sans foi ni loi, Une révolte sans nom Qui hurle ton prénom. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mon destin sans toi, devenu croix. Cette colère impalpable, À peine imaginable, Se déchaîne en silence Pour crier ma souffrance. Personne ne la ressent, Personne ne la comprend. Elle sévit, sans voix, Tout au fond de moi. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mon destin sans toi, devenu croix. Quand après de longues heures, Elle perd enfin de son ardeur, Je retrouve un peu de sérénité Pour te rejoindre en pensée. Ta vie m’était douceur Et emplissait mon cœur. Ta mort m’est souffrance Et tue mes espérances. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mo...

À petits pas

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À petits pas Le soleil se fait timide ce matin, Tout comme les cœurs chagrins Qui cheminent, des fleurs plein les bras,… Doucement, tristement, à petits pas… Doucement, tristement, à petits pas… Tous vont au même carrefour, Là où un jour, ils ont laissé leurs amours : Un ami, un parent, un enfant, Leurs rires et le bonheur d'avant. Leurs rires et le bonheur d'avant. Je fais aussi le chemin, maintenant, Car je sais que tu m'attends ! Sur le médaillon d'une pierre, souriant, Tu guettes l'arrivée de ta petite maman. Je fais aussi le chemin, maintenant, Car je sais que tu m'attends ! Lorsque j'arriverai, de chrysanthèmes colorés, De roses parfumées, Je couvrirai ton berceau, Promis ! Il n'y en aura pas de plus beau ! Non ! Il n'y en aura pas de plus beau ! Et pendant un instant, je laisserai voler mon âme, Qu'elle te rejoigne chez la grande dame, D'où on s'émerveillera ensemble de la féerie florale, Tapissant la couche d'une jeune ...

Sans jamais t'oublier

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Sans jamais t’oublier Le triste jour de ton départ précipité, J’étais sûre que tout allait s’arrêter. Que rien ne pouvait encore évoluer… Dans cet univers que tu étais en train de quitter. Que toutes les pages étaient tournées Et le livre bien refermé. Que toutes les pages étaient tournées Et le livre bien refermé. Mais ce ne fut pas le cas. Tous les autres jours, tout était là ! Les oiseaux continuaient à piailler Sur leurs branches, haut perchés, Les fleurs à ouvrir leurs pétales À la fraîche rosée matinale. Les fleurs continuaient d'ouvrir leurs pétales À la fraîche rosée matinale. Je pensais que mon cœur était mort avec toi Et serait incapable d’être encore en émoi. Mais je m’émerveille encore devant toute beauté Que la nature offre à mes yeux étonnés, Devant toute forme de vie qu’il m’est donné D’admirer sans jamais me lasser. Mais je m’émerveille encore devant toute beauté Que la nature offre à mes yeux étonnés, Je croyais t’avoir perdu à jamais, Mais tu es là à chaque...