Je ne suis pas la seule à pleurer
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Je ne suis pas la seule à pleurer
Des milliers d'anges ont rejoint le ciel
Depuis l'envol du mien un triste matin.
Pourtant, je pensais être la seule à pleurer
Le terrible manque d'un enfant,
Jusqu'à ce jour où un message est venu me bousculer,
Me réveiller de ma lugubre léthargie.
Je n'étais pas la seule à pleurer le manque d'un enfant.
Non, je n'étais pas la seule à pleurer l'indicible.
Loin là-bas, sur l'ile où je suis née,
Une autre maman hurlait sa douleur.
Son jeune garçon, beau et plein de vie,
Tout à coup terrassé, venait de déployer ses ailes.
Alors s'en sont suivis des échanges,
Des mots sur une profonde tristesse, enfin partagés,
Je n'étais pas la seule à pleurer le manque d'un enfant.
Non, je n'étais pas la seule à pleurer l'indicible.
Nous imaginons désormais nos anges,
Là-haut; au milieu des étoiles,
Ensemble pour explorer leur nouveau monde,
Recevoir en même temps nos baisers soufflés.
Ils ne quittent jamais nos pensées !
Et nous parlons d'eux, tout le temps, inlassablement !
Je n'étais pas la seule à pleurer le manque d'un enfant.
Non, je n'étais pas la seule à pleurer l'indicible.
Je ne suis pas la seule à pleurer le manque d'un enfant.
Je ne suis pas la seule à pleurer le manque d'un enfant.
Daisy Marie Morel
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