Vingt ans que je couvre ton berceau de fleurs,
Autant d'années sans ta voix, sans ton sourire.
Mon cœur n'a jamais cessé de saigner.
Pas un seul jour sans que je ne crie ton absence,
Mon terrible manque de toi.
Mais dors ma vie, dors mon ange !
Do enfant do,
Do dans ton joli berceau !
Sous la force de vie qui m'emplit toujours,
J'avance pas à pas, guidée par je ne sais trop quoi.
Peut-être un espoir fou de te retrouver un jour,
De te serrer à nouveau dans mes bras,
Là-bas, quelque part sur d'autres rivages.
En attendant, dors ma vie, dors mon ange !
Do enfant do
Do dans ton joli berceau !
Que le parfum de ces jolies fleurs t'embaume
Et que leur beauté illumine tes rêves !
Je n'aurai jamais de cesse de veiller
Sur ton sommeil éternel ,
Sur la paix de ton âme d'enfant.
Alors dors ma vie, dors mon ange !
Do enfant do
Do dans ton joli berceau !
Je n'aurai jamais de cesse de veiller, mon ange,
Sur ton sommeil éternel,
Sur la paix de ton âme d'enfant.
Do enfant do dans ton joli berceau !
Do enfant do dans ton joli berceau !
Un jour… un message Des milliers d'anges ont rejoint le ciel Depuis l'envol du mien un triste matin. Pourtant, je pensais être la seule à pleurer Le terrible manque d'un enfant, Jusqu'à ce jour où un message est venu m'interpeller, Me bousculer, me réveiller de ma lugubre léthargie. Loin là-bas, sur l'ile où je suis née, Une autre maman hurlait sa douleur. Son jeune garçon venait de déployer ses ailes. Olivier, beau et plein de vie, tout à coup terrassé ! Alors s'en sont suivis des échanges, Des mots sur des maux, partagés, Jusqu'à voir au milieu des étoiles nos fils, Ensemble pour explorer leur nouveau monde, Recevoir en même temps nos baisers soufflés. Olivier ! Doux prénom qui désormais Ne quitte plus mes pensées ! Nul besoin de connaître les anges avant leur envol Pour leur faire une place dans notre cœur. Penser à mon fils Guillaume ne m'empêche pas de penser à toi Olivier ! Essuyer mes larmes ne m'interdit pas...
Tant d'années ! De longues années qui n'ont rien effacé. Les souvenirs sont là, intacts. La lune claire et arrogante alors qu'on me disait ta mort. La douleur qui m'avait alors étreinte, Mes cris qui résonnent encore dans le silence de mes nuits, Mon effroi devant des lendemains sans toi. Tout est là. Mes blessures, trop profondes, ne cicatrisent pas. Elles restent béantes même si j'avance. Elles saignent quand je danse, quand je ris. Elles me tiraillent, sans cesse. Du temps passé qui n'a rien entaché. L'amour est là, intact. Celui qui porte une mère et son enfant. Mon cœur ne t'oublie pas, il te berce toujours. Je vois ton sourire, j'entends ta voix, Je sens ton parfum, j'effleure ta peau. Tout est là. Il y a des choses que la mort ne vole pas. L'absence transcende la mémoire qui dev...
DOULEUR INDICIBLE Biographie Marie MOREL est née à l'île de la Réunion en 1960. Issue d'une famille très modeste, elle quitte l’île en 1977 pour la France. Elle y rencontre son mari, réunionnais également, et ensemble, ils auront trois enfants : un garçon et deux filles. En 1999, elle devient assistante maternelle, un métier qu'elle affectionne particulièrement. Le 11 juin 2004, son fils alors âgé de 21 ans meurt dans un terrible accident de la route. Sa vie s'en trouve à jamais bouleversée. Résumé Beaucoup d'ouvrages parlent de la mort, de la perte d'un être cher, des derniers moments d’une vie, du devenir des proches par la suite. Mais très peu débattent de ce qui se vit entre le moment de l'annonce de la mort et les funérailles. L’auteur a passé quatre jours auprès de son fils décédé. Elle nous parle de son vécu pendant cette période où elle l’a veillé et accompli les démarches administratives nécessaires. Pour que ceux qui ont vécu la même tragédi...
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