Inconsolable
Un regard, une accolade, un baiser,
On cherche à me consoler de l'inconsolable ! Une histoire, celle d'une autre mère éprouvée, On m'invite, c'est évident, à accepter l'inacceptable ! Mais écouter et me laisser serrer dans des bras Ne fait pas de moi une résignée, Même si cela allège un peu mon cœur trop las Depuis le triste jour de ton décès ! Je ne descendrai jamais du bûcher Où brûlent mes blessures les plus profondes Dans des flammes d'éternité Qui, en moi, ragent et grondent ! Je n'aurai de cesse de crier l'injustice De ta jeunesse sacrifiée, Je refuserai toujours de boire au calice De ta vie volée ! Alors, qu'on me laisse te pleurer, Mon enfant que j'aime tant, Qu'on accorde à mes yeux de déverser, En torrent, ses larmes de sang !
Marie Morel

Tellement vrai : pourquoi les autres veulent-ils à tout prix que l'on se résigne ? JAMAIS ! Nos coeurs sont vides d'eux et pourtant si lourds...
RépondreSupprimerC'est vrai que ceux qui ne sont pas touchés par ce grand drame qu'est la mort d'un enfant nous demande toujours de nous résigner, qu'on ne peut rien y changer. Ce qui est vrai aussi ! mais qu'on nous laisse exprimer notre peine... et donner un sens à ce chagrin qui pèse si lourd comme tu le dis bien.
SupprimerBisous chère Lisbeth.