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Ceci n'est qu'un rêve

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Ceci n'est qu'un rêve Aujourd'hui, tu as trente-sept ans ! Je frappe à ta porte, timidement, Et lorsque tu apparais dans l'encadrement, De joie s'emballe mon cœur de maman. Tu es là, les yeux brillants, Si beau, mon doux, mon grand ! J'ouvre mes bras, doucement, Tu t'y jettes prestement Et nous restons ainsi un long moment, Savourant chaque seconde, magique instant, Tendresse retrouvée comme il y a longtemps, Entre la mère et l'enfant. Je te souffle des mots importants Des "Je t'aime tellement", "Tu es la fierté de tes parents", "Nous t'aimons infiniment". Autour de nous se dévoile ta vie maintenant, Une épouse qui te regarde amoureusement, Des bambins qui chahutent gaiement, Une maison remplie d'un bonheur vivifiant. Tout est parfait, vraiment ! Mais rien n'est vrai, malheu...

Le temps d’un souffle

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Le temps d’un souffle Juste un bref effleurement Comme une caresse du vent, Et me voilà dans une certitude absolue, Que près de moi, un instant, tu t'es tenu ! Une seconde et demie de douceur Qui a transporté mon cœur de bonheur, Ramené à moi les parfums de ton enfance Comblé, le temps d'un souffle, le vide de ton absence. Petit moment d'extase et d'émerveillement Que je garde en moi précieusement, Souvenir tendresse entre une mère et son enfant, Souvenir d’amour pour sécher les larmes d'une maman. Ma rie Morel

Inconsolable

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 Inconsolable   Un regard, une accolade, un baiser,   On cherche à me consoler de l'inconsolable !   Une histoire, celle d'une autre mère éprouvée,   On m'invite, c'est évident, à accepter l'inacceptable !    Mais écouter et me laisser serrer dans des bras   Ne fait pas de moi une résignée,   Même si cela allège un peu mon cœur trop las   Depuis le triste jour de ton décès !    Je ne descendrai jamais du bûcher   Où brûlent mes blessures les plus profondes    Dans des flammes d'éternité   Qui, en moi, ragent et grondent !    Je n'aurai de cesse de crier l'injustice   De ta jeunesse sacrifiée,   Je refuserai toujours de boire au calice   De ta vie volée !    Alors, qu'on me laisse te pleurer,   Mon enfant que j'aime tant,   Qu'on accorde à mes yeux de déverser,   En torrent, ses larmes de sang ! ...

Tant d'années !

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       Tant d'années !    De longues années qui n'ont rien effacé.   Les souvenirs sont là, intacts.   La lune claire et arrogante alors qu'on me disait ta mort.   La douleur qui m'avait alors étreinte,   Mes cris qui résonnent encore dans le silence de mes nuits,   Mon effroi devant des lendemains sans toi.   Tout est là.   Mes blessures, trop profondes, ne cicatrisent pas.   Elles restent béantes même si j'avance.   Elles saignent quand je danse, quand je ris.   Elles me tiraillent, sans cesse.     Du temps passé qui n'a rien entaché.   L'amour est là, intact.   Celui qui porte une mère et son enfant.   Mon cœur ne t'oublie pas, il te berce toujours.   Je vois ton sourire, j'entends ta voix,   Je sens ton parfum, j'effleure ta peau.   Tout est là.   Il y a des choses que la mort ne vole pas.   L'absence transcende la mémoire qui dev...

Qu'est-ce que le chagrin ?

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    Qu'est-ce que le chagrin ? C'est un trop-plein d'amour qui nous étouffe, nous noie, parce que nous ne pouvons plus le déverser sur l'être aimé qui nous a trop tôt... quittés ! Il se traduit par tantôt un vague-à-l'âme, tantôt des vagues de larmes ou encore une rage déferlant en... vagues ! Ça ne se soigne pas ! Ça tiraille toute la vie, jusqu'au jour où de l'autre côté de la lumière, on retrouve enfin l'être... aimé ! … En attendant, même si on rit, chante, admire, danse, avance, on ne parle plus de vie mais de... survie ! Car un trop-plein d'amour, par définition un chagrin, mine le cœur, lentement mais sûrement ! Souvent discret, voire même invisible, il ne se soupçonne pas de l'extérieur puisqu'il ne se pleure que de... l'intérieur ! Un chagrin peut aussi en cacher un autre ! Donc, ne pas se fier aux apparences ! C'est MA définition du... chagrin ! Et j'ai le mien ! Marie Morel...

Sans espoir

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Sans espoir S’il est vrai que de t’avoir trop pleuré, Nos larmes se sont taries, Nos cœurs, de ton départ précipité, … Ne se sont jamais remis. Les plus grandes douleurs se crient en silence, Lorsque tombe la nuit profonde, Faisant ressurgir dans sa noirceur l’absence ; L’espace d’un instant… la fin d’un monde ! Nous avons appris à gérer nos chagrins Même s’ils nous déchirent de l’intérieur ! Nous savons faire semblant d’ouvrir nos mains Pour recevoir des vœux de jours meilleurs ! Mais la peine est là, lancinante, Sans espoir d’apaisement ! Elle s’est faite accompagnante De nos vies en tourments ! Marie Morel

Le cimetière

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Le cimetière C’est un jardin parsemé de fleurs, Qui autrefois me faisait peur.   Mais depuis quelques temps, Je m’y promène souvent. J’y trouve, en arpentant ses allées, La paix tant recherchée, Depuis ce jour où j’ai dû y laisser Le corps de mon enfant décédé. Ici, le silence est religieux, presque mystérieux. Seuls sont entendus des Dieux Les sanglots étouffés de parents chagrinés, Des prières murmurées, égrenées de chapelets. Je m’arrête devant chaque monument. Celui d’un ami, d’un parent, d’un enfant, Et je lis chaque message laissé, Dans la pierre, gravé. Tous ces messages dans lesquels, L’amour et l’amitié sont éternels ! Mon chagrin finit alors par céder à l’espoir Et je me perds un peu moins dans le noir. Marie Morel