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Vivre après toi

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  Vivre après toi Chaque jour qui passe est un combat. Le plus petit geste une épreuve Et la moindre inspiration une suffocation. Te survivre est souffrance à chaque pas. Un tourment qui ne connaît pas de fin, Une chute vertigineuse dans le néant. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi … La vie bascule et bouscule sans cesse. Elle ne laisse ni trêve ni repos. Elle broie le cœur, arrache les entrailles. Et tenter de retrouver une once d'apaisement, C'est comme espérer gravir une montagne, Alors que sous nos pieds, le sol se dérobe déjà. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi … L'ombre masque la lumière. Elle s'étend langoureusement, inlassablement, Bafouant nos moindres espoirs de sortir du noir. Seuls nos larmes et nos cris témoignent, Rappellent que nous survivons malgré nous Dans ce nouveau monde sans toi. C'est ça, mon fils, vivre après toi. C'est ça ! la vie après toi ... Seuls nos lar...

Je pleure sur ce qui n’est plus

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Je pleure sur ce qui n’est plus La douce lumière dans ses yeux S’est éteinte comme rêves inachevés, Me laissant à genoux prier Dieu : Par pitié, qu’il soit ressuscité ! Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Sa voix s’en est allée tel l’écho qui se meurt, Emportée vers des profondeurs D’où s’est lesté mon cœur Et où se noient les souvenirs bonheur. Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Terrée dans ma souffrance, Je ne puis atteindre les mains tendues. Seule ma mort sera délivrance, Lorsqu’elle me rapprochera de l’enfant perdu. Je pleure sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Je pleure encore sur ce qui n’est plus, Sur ma vie qui me fait violence, Sur la terre qui s’est tue, M’étouffant sous son silence. Daisy Marie Morel  

Do enfant do dans ton joli berceau

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Do enfant do dans ton joli berceau Vingt ans que je couvre ton berceau de fleurs, Autant d'années sans ta voix, sans ton sourire. Mon cœur n'a jamais cessé de saigner. Pas un seul jour sans que je ne crie ton absence, Mon terrible manque de toi. Mais dors ma vie, dors mon ange ! Do enfant do, Do dans ton joli berceau ! Sous la force de vie qui m'emplit toujours, J'avance pas à pas, guidée par je ne sais trop quoi. Peut-être un espoir fou de te retrouver un jour, De te serrer à nouveau dans mes bras, Là-bas, quelque part sur d'autres rivages. En attendant, dors ma vie, dors mon ange ! Do enfant do Do dans ton joli berceau ! Que le parfum de ces jolies fleurs t'embaume  Et que leur beauté illumine tes rêves ! Je n'aurai jamais de cesse de veiller Sur ton sommeil éternel , Sur la paix de ton âme d'enfant. Alors dors ma vie, dors mon ange ! Do enfant do Do dans ton joli berceau ! Je n'aurai jamais de cesse de veiller, mon ange, Sur ton somme...

Ma peine est là

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  Ma peine est là S’il est vrai, mon enfant, que de t’avoir trop pleuré, Mes larmes, peu à peu, se sont taries, Mon cœur, de ton départ précipité, Ne s'est jamais remis. Ma peine est là, lancinante, Sans espoir d’apaisement ! Les plus grandes douleurs se crient en silence, Lorsque tombe la nuit profonde, Faisant ressurgir dans sa noirceur l’absence, L’espace d’un instant… la fin d’un monde ! Car ma peine est là, lancinante, Sans espoir d’apaisement ! J'ai appris à gérer mon chagrin, Même s’il me déchire toujours de l’intérieur, Et à faire semblant d’ouvrir mes mains Pour recevoir des vœux de jours meilleurs. Mais ma peine est toujours là, lancinante, Sans espoir d’apaisement ! Mais ma peine est là, lancinante, Sans aucun espoir d’apaisement ! Elle s’est faite accompagnante De ma vie en éternel tourment. Mais ma peine est là, lancinante, Sans ...

Je vis pour t'aimer

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  Je vis pour t'aimer Tant d'années écoulées depuis ce triste jour . La lumière s'était éteinte dans mon cœur ce matin-là, Et je rejetais l'idée qu'elle puisse se rallumer. J'avais perdu tout espoir, figée dans ma douleur, Anesthésiée devant ta jeunesse endormie à jamais. La vie avait perdu tout son sens. Je n'étais plus. Je me souviens de ma colère les mois suivants. Je résistais. J'étais en vie. Toi, mon enfant, tu n'étais plus ! La terre, malgré mes prières, n'avait jamais cessé de tourner. J'étais en vie. Toi, mon enfant, tu n'étais plus ! Et la terre, malgré mes prières, N'avait jamais cessé de tourner. Le temps n'attendait pas. Il passait. Il a transformé ma colère en tendresse tournée vers le ciel, Ta courte existence en souvenir éternel Et mon cœur en écrin pour te porter et te bercer... indéfiniment ! De longues années sans toi... avec toi ! Car il n'est pas de jours sans que je ne pense à toi. Une silhouet...

Les souvenirs du temps d'avant

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  Les souvenirs du temps d'avant Ils m'étreignent le soir, Hantent mes nuits noires, Réveillent brutalement mes matins Et assombrissent mes lendemains.   Mais je ne veux pas les perdre… mes souvenirs du temps d'avant. Ils détournent mes pensées, Chavirent mes rêves à peine imaginés, Attisent sans cesse mes brûlures Et ouvrent toujours plus grandes mes blessures.   Mais je ne veux pas les perdre… mes souvenirs du temps d'avant.   Car ils dessinent aussi sur mes lèvres des sourires Lorsqu'ils emplissent ma tête de ses rires, Nourrissent ma mémoire d'images tendresse, Et ramènent à mon oreille sa voix caresse. Non, je ne veux pas les perdre…   Qu'ils m'assaillent donc, les souvenirs du temps d'avant, Qu'ils soient tourment ou apaisement ! Mais qu'ils n'aillent surtout pas mourir au fond de l'oubli  Avec les petits bouts de vie de l'enfant que j'ai tant chéri ! Non, je ne veux pas les perdre … Alors qu'ils m'assai...

Envolée de mots

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  Envolée de mots Tous les mots que je n'ai pas su te dire, Il y a longtemps, pendant vingt ans, Voilà que je peux te les écrire… Depuis quelques temps ! Ils étaient pourtant sur mon cœur Débordant d'un amour sans condition, Mais muets au nom d'une pudeur, Héritage d'une trouble éducation. Ils étaient pourtant sur mon cœur ces mots, Muets au nom d'une pudeur, Héritage d'une trouble éducation. Ta mort a fait voler en éclats mes retenues, Remis à jour mon existentiel, Permis à mon âme une mise à nu Pour enfin pouvoir exprimer l'essentiel. Et ils sonnent mes mots désormais, Pour crier ton absence, Des envolées de "je t'aime à jamais" Pour combler le vide et le silence. Et ils sonnent désormais mes mots , Pour crier ton absence, Pour combler le vide et le silence ! Et ils sonnent désormais mes mots , Pour crier ton absence, Pour combler le vide et le silence ! Ils débordent de tout mon être Pour aller vers toi, Envolée de signes et de lettres...

Te survivre ici-bas

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  Te survivre ici-bas C'était le printemps, C'était il y a longtemps. Dans la fraîcheur d'un matin, Au bord d'un chemin. Une seconde, un seul mot prononcé, Et toute ma vie a basculé. Une seconde, un seul mot prononcé, Et toute ma vie a basculé. C'est devant ta photo si jolie, Que je mesure l'injustice de la vie. Le cliché semble être d'hier, Pourtant c'est si loin en arrière ! Tu posais, enfant beau et confiant, Doux sourire sur tes lèvres et regard brillant. Tu posais, enfant beau et confiant, Doux sourire sur tes lèvres et regard brillant. Plus d'une décennie sans ta voix, Sans plus rien connaître de toi, Sinon les souvenirs qui font mal Comme les sanglots qu'on ravale. Des années à tenter de combler ton absence, À te redonner naissance dans mes cris en silence. Des années à tenter de combler ton absence, À te redonner naissance dans mes cris en silence. Et revoilà un printemps trop fleuri, Ravivant le feu de mes blessures endormies....

Le temps d'un souffle - version 2

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Le temps d'un souffle Juste un bref effleurement, Comme une caresse du vent, Et me voilà dans une certitude absolue, Que près de moi, un instant, tu t'es tenu ! Le temps d'un souffle, un bref effleurement, Comme une douce et légère caresse du vent. Une seconde et demie de douceur Qui a transporté mon cœur de bonheur, Ramené à moi les parfums de ton enfance Comblé le vide béant de ton absence. Le temps d'un souffle, un bref effleurement, Comme une douce et légère caresse du vent. Petit moment d'extase et d'émerveillement Que je garde en moi précieusement, Souvenir tendresse entre une mère et son enfant, Souvenir d’amour pour sécher les larmes d'une maman. C'était juste le temps d'un souffle, un bref effleurement, Comme une douce et légère caresse du vent. Petit moment d'extase et d'émerveillement Que je garde en moi précieusement, Souvenir tendresse entre une mère et son enfant, Souvenir d’amour pour sécher les larmes d'une m...

Douce rêverie

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Douce rêverie Je me suis un peu perdu ce matin, dans de douces rêveries. Image d'un autre temps où dans ma main se cachait encore la tienne. J'ai couru avec toi des chemins, sillonné des sentiers fleuris. Cheveux au vent et cœur chantant, jetant derrière moi les cailloux de mes peines. Je me suis un peu perdue ce matin dans de douces rêveries. J'ai bu chacun de tes mots enfantins, redressé tendrement tes mèches rebelles. Admiré ta démarche sûre et fière et ri de tes boutades de bambin Comme j'ai aimé cet instant sans chagrin, heure floue, légère et belle Sans regret de ce qu'a été hier, sans peur de ce que pourrait être demain Je me suis un peu perdue ce matin dans de douces rêveries Mais les petits bonheurs ne sont pas sans fin. Je suis tout à coup revenue à la réalité, celle à laquelle tu ne fais plus partie. Et où te survivre douleur infinie. J'ai replongé dans mon triste quotidien où je traîne le poids de ton absence insensée. Qui a fait de moi une ...

Ne dites rien

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Ne dites rien Ne nous dites pas de ne pas pleurer, Que ça ne sert à rien, que ça ne le fera pas revenir. Ne dites rien car vous ne savez pas. Laissez-nous verser les larmes qui nous noient de l'intérieur, Hurler l'absence insupportable de notre enfant. Crier l'injustice d'une mort insensée. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non, vous ne savez pas. Ne nous dites pas d'arrêter d'en parler, D'essayer de ne plus y penser. Ne dites rien car vous ne comprenez pas. Ne nous enlevez pas le droit de raconter l'être chéri, De dire ses rires, ses jeux, ses exploits, De le garder vivant dans notre cœur. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non, vous ne savez pas. Ne nous dites pas que c'est la vie. Que nous devons faire avec. Ne dites rien car vous ne le vivez pas. Donnez-nous le temps de faire face à l'inacceptable, Sans nous presser, sans nous juger. Car le chemin du deuil d'enfant n'a pas de fin. Ne dites rien car vous ne savez pas. Non,...

Tout est là mon ange

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Tout est là mon ange Tant d'années qui n'ont rien effacé, Les souvenirs sont là intacts. La lune arrogante alors qu'on me disait ta mort, La douleur qui m'avait alors étreinte, Mes cris qui résonnent encore dans le silence de mes nuits. Mon effroi devant des lendemains sans toi. Tout est là mon ange. Mes blessures trop profondes ne cicatrisent pas. Elles restent béantes même si j'avance. Elle saigne quand je ris, quand je danse. Elle me tiraille sans cesse à chacun de mes pas. Tout est là, mon ange Du temps passé qui n'a rien entaché, L'amour et là, intact, Celui qui porte une mère et son enfant. Mon cœur ne t'oublie pas, il te berce toujours. Je vois ton sourire, j'entends ta voix, Je sens ton parfum, j'effleure ta peau. Tout est là mon ange, Il y a des choses que la mort ne vole pas. L'absence transcende la mémoire qui devient tiroir. Le mien contient nos vies, mes peines, mes espoirs. Notre histoire mon fils, mon histoire avec toi. ...

Raconte-moi le ciel

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Raconte-moi le ciel Lorsque je crie mon manque de toi, Elle me dit que tu es en voyage Là-bas au delà des nuages. Que je ne dois pas m'en faire pour toi, Que le ciel te tient dans ses bras. Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Lorsque je pleure sur le vide de ton absence, Elle m'assure que tu es là, Que tu te blottis tout contre moi, Même si je n"ai pas conscience de ta présence, Que c’est sûr, le ciel t’entoure de ses bras, Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Lorsque je doute du bien-être de ton âme Elle met en image, pour moi, La beauté d'un univers rempli de joie Pour soulager mon mal à l'âme Et m'assure que le ciel nous entoure de ses bras. Alors raconte-moi le ciel, le paradis et les anges. Dis-moi le monde du divin et la douceur de sa lumière….  qui t'éclaire. Elle me rac...

Alors je crie

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      Alors je crie Lorsque tombe la nuit, Quand s’estompe le bruit, Ton absence devient pesante, Insupportable et oppressante. Se réveille alors en moi, Sans foi ni loi, Une révolte sans nom Qui hurle ton prénom. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mon destin sans toi, devenu croix. Cette colère impalpable, À peine imaginable, Se déchaîne en silence Pour crier ma souffrance. Personne ne la ressent, Personne ne la comprend. Elle sévit, sans voix, Tout au fond de moi. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mon destin sans toi, devenu croix. Quand après de longues heures, Elle perd enfin de son ardeur, Je retrouve un peu de sérénité Pour te rejoindre en pensée. Ta vie m’était douceur Et emplissait mon cœur. Ta mort m’est souffrance Et tue mes espérances. Alors je crie sur ce qui n'est plus, Pour entendre ma voix Sur la tienne qui s'est tue, Sur mo...

À petits pas

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À petits pas Le soleil se fait timide ce matin, Tout comme les cœurs chagrins Qui cheminent, des fleurs plein les bras,… Doucement, tristement, à petits pas… Doucement, tristement, à petits pas… Tous vont au même carrefour, Là où un jour, ils ont laissé leurs amours : Un ami, un parent, un enfant, Leurs rires et le bonheur d'avant. Leurs rires et le bonheur d'avant. Je fais aussi le chemin, maintenant, Car je sais que tu m'attends ! Sur le médaillon d'une pierre, souriant, Tu guettes l'arrivée de ta petite maman. Je fais aussi le chemin, maintenant, Car je sais que tu m'attends ! Lorsque j'arriverai, de chrysanthèmes colorés, De roses parfumées, Je couvrirai ton berceau, Promis ! Il n'y en aura pas de plus beau ! Non ! Il n'y en aura pas de plus beau ! Et pendant un instant, je laisserai voler mon âme, Qu'elle te rejoigne chez la grande dame, D'où on s'émerveillera ensemble de la féerie florale, Tapissant la couche d'une jeune ...

Sans jamais t'oublier

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Sans jamais t’oublier Le triste jour de ton départ précipité, J’étais sûre que tout allait s’arrêter. Que rien ne pouvait encore évoluer… Dans cet univers que tu étais en train de quitter. Que toutes les pages étaient tournées Et le livre bien refermé. Que toutes les pages étaient tournées Et le livre bien refermé. Mais ce ne fut pas le cas. Tous les autres jours, tout était là ! Les oiseaux continuaient à piailler Sur leurs branches, haut perchés, Les fleurs à ouvrir leurs pétales À la fraîche rosée matinale. Les fleurs continuaient d'ouvrir leurs pétales À la fraîche rosée matinale. Je pensais que mon cœur était mort avec toi Et serait incapable d’être encore en émoi. Mais je m’émerveille encore devant toute beauté Que la nature offre à mes yeux étonnés, Devant toute forme de vie qu’il m’est donné D’admirer sans jamais me lasser. Mais je m’émerveille encore devant toute beauté Que la nature offre à mes yeux étonnés, Je croyais t’avoir perdu à jamais, Mais tu es là à chaque...