Articles

Ce n'était qu'un battement d'aile

Image
Ce n'était que le temps d'un battement d'aile Me résigner à ce que ta vie puisse se comparer  À un livre qu'on aurait trop vite refermé,  À peine quelques pages tournées ! Me dire que l'histoire que je croyais éternelle N'était que le temps d'un battement d'aile Léger et doux, déjà tourné vers le ciel. N'avoir comme souvenirs que ton sourire d'enfant, Tes joies timides aux prémices de tes émois d'adolescent, Et pour ton devenir… le néant ! Car ce n'était que le temps d'un battement d'aile Léger et doux, déjà tourné vers le ciel. Juste un léger battement d'aile. Devoir compter une à une les années, Pour voir se rapprocher l'espoir de te retrouver, Lorsque pour moi l'heure aura sonné ! Souffrir, en attendant, d'une blessure lancinante Qui se nourrit du vide de ton absence pesante Et me maintient corps et âme en pleine tourmente ! Alors, rêver pouvoir tenir le livre dans mes mains, M'y perdre tel le bateau ivre da...

Et si demain je retrouvais un peu de sérénité

Image
Et si demain je retrouvais un peu de sérénité… Il fait triste et en moi il fait froid. Je pense à toi, loin là-bas. J'aimerais tellement que tu sois là ! Alors je t'imagine marchant vers moi. J'ouvre les bras pour te serrer, Mais ils restent vides à en pleurer. La mélancolie qui étreint mon cœur, Avec chaque jour un peu plus d'ardeur, Semble ne plus vouloir me quitter. Et si demain je retrouvais un peu de sérénité… Il fait triste et en moi il fait froid. Je pense à toi, loin là-bas. J'aimerais tellement que tu sois là ! Et si demain je retrouvais un peu de sérénité… Je m'accroche désespérément au passé. Aux pages depuis longtemps tournées, La vie autrefois, le bonheur d'avant, Lorsque nous étions si… vivants. Je suis plus souvent de ton côté que du mien. Est-ce un mal, est-ce un bien ? Comment embrasser nos deux univers, La tête dans les étoiles et les pieds sur terre, Avec la même douceur, la même légèreté ? Et si demain je retrouvais un peu de séréni...

Et nos yeux remplis de pluie

Image
Et nos yeux remplis de pluie Dehors il faisait chaud  … Et dans la pénombre d’une chambre, cloîtrés, Nous te regardions, beau et endormi, Nos cœurs en lambeaux, Nos corps anesthésiés Et nos yeux remplis de pluie. C’était en juin, un triste été, Et derrière le carrosse qui t’emportait, Nous marchions têtes baissées, meurtris, Nos mains croisées, Nos pas mal assurés, Et nos yeux encore remplis de pluie. Le soleil était haut Et devant le tombeau qui sur toi se refermait, Notre monde alors devenait froid et gris Tandis que nos espoirs s’éparpillaient en morceaux, Avec toi, morts à jamais, Et nos yeux, pour toujours, remplis de pluie. Marie Morel

Je t'aimerai toujours

Image
  Je t'aimerai toujours Quels que soient les chemins que j’emprunterai, Les choses et les paysages que j’admirerai, Les mains qu’entre les miennes je serrerai, Les yeux dans lesquels je me mirerai, Je t’aimerai toujours. Mon enfant, mon amour, je t'aimerai toujours. Peu importe les années qui passeront, Les souvenirs qui doucement s’effaceront, Les lumières qui peu à peu s’éteindront, Mes forces qui un jour chancelleront, Je t’aimerai toujours. Mon enfant, mon amour, je t'aimerai toujours. Que mon cœur sera triste ou joyeux, Que je vivrai du morne ou du merveilleux, Qu’il y aura ou non des étincelles dans mes yeux, Que seront comblés ou non tous mes vœux, Je t’aimerai toujours. Mon enfant, mon amour, je t'aimerai toujours. Et quoi que tu deviennes là-bas, Quoi que je vive ici-bas, Qu’on se suive ou non pas à pas, Qu’on se retrouve un jour ou pas, Mon enfant, mon amour, je t'aimerai toujours. Daisy Marie Morel

Avec moi

Image
  Avec  moi  Voilà qu'arrivent à grands pas les jours du souvenir, Ceux sensés ramener à ma mémoire ton sourire, Faire tinter à mes oreilles tes éclats de rire ! Même si quelque fois, je me sens perdue Sans l'écho de ta voix qui s'est tue, Je n'ai pas besoin des pages d'un calendrier Pour te faire vivre dans mes pensées ! Mon cœur ignore les dates et s'il est léger ce matin, Il pourrait peser très lourd demain Et après-demain, mourir de chagrin ! Mon univers s'est teinté, depuis que tu es parti, D'une palette de noirs et de gris, Mais si du rose venait s'y fondre parfois, Tu admires le tableau avec moi ! Voilà pourquoi je n'aime pas les fêtes de la Toussaint Que je balaie d'un revers de main ! Tu es avec moi du matin au soir et du soir au matin ! Marie Morel

Ne dites rien

Image
Ne dites rien Ne nous dites pas de ne pas pleurer, Que ça ne sert à rien, que ça ne le fera pas revenir. Ne dites rien car vous ne savez pas. Laissez-nous verser les larmes qui nous noient de l'intérieur, Hurler l'absence insupportable de notre enfant. Crier l'injustice d'une mort insensée, Ne nous dites pas d'arrêter d'en parler, D'essayer de ne plus y penser. Ne dites rien car vous ne comprenez pas. Ne nous enlevez pas le droit de raconter l'être chéri, De dire ses rires, ses jeux, ses exploits, De le garder vivant dans notre cœur. Ne nous dites pas que c'est la vie. Que nous devons faire avec. Ne dites rien car vous ne le vivez pas. Donnez-nous le temps de faire face à l'inacceptable, Sans nous presser, sans nous juger. Car le chemin du deuil d'enfant n'a pas de fin. Marie Morel

Guillaume, mon fils !

Image
                                                                                   Guillaume, mon fils ! Nous sommes aujourd'hui le onze juin deux-mille-vingt-cinq. Vingt et un an jour pour jour, après ta mort. Mon amour pour toi est toujours aussi grand. Ma peine toujours aussi profonde. Seules mes larmes se sont taries de t'avoir trop pleuré. Pour apaiser la souffrance de ton absence, j'ai appris à te faire vivre à travers moi. Tout ce que je fais, tu le fais avec moi. Tout ce que je vois, tu le vois avec moi. Où que j'aille, je t'emmène avec moi. ...